ESCAPADE AU PEROU

A peine passé la frontière, on se retrouve nez à nez avec de drôles de véhicules qui grouillent partout : les mototaxis. Un conducteur, une mobylette, et une banquette à trois, le tout custumisé selon les goûts du conducteur ! Les taxis, qui conduisent au coup de klaxon ! On quitte la tranquillité de l'Equateur, de sa population. Mais il y a toujours ces enfants dans les rues, ces problèmes d'eau, cette emprise de la religion.

On parle beaucoup des Incas, et si peu des cultures qui les ont précédés et qui les ont façonnés. Les Mochicas, les Chimus, etc., qui se sont développées à partir de 100 après JC et qui ont atteint des niveaux impressionnants en architecture anti-sismiques, en connaissance de la nature, en peinture et sculptures, céramiques, orfèvrerie, etc... ne manquez pas de visiter quelques sites si vous allez au Pérou.

Et des paysages désertiques, des endroits où il ne pleut que tous les 15 ans, quand el niño fait des siennes....  

Le Pérou, même si nous n'avons vu qu'une petite partie de la côte nord, a l'air de valoir la peine... moins reposant que l'Equateur tout de même !

 

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CUBIBIC : VERSION FRANCAISE !

L'histoire á propos des cubibic est maintenant traduite en francais (pour arranger votre flemmingite), dans l'article "Les lagunes d'Ozocoche"...

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LES LAGUNES D'OZOCOCHE

 

  

Samedi, nous voilà parties avec Marielle aux lagunes, sans vraiment savoir comment y aller. Le bus nous arrête à une intersection. De là, 36 km nous attendent ! On demande aux quelques personnes autour ..... non, il n'y a pas de bus avant le soir, et il y a très peu de chance qu'une voiture ou une camionnette passent par là ! Pas de chance .... On marche 50m, et une chance, deux voitures passent par là, des gens de Riobamba.

RAMONA

         En entrant dans le coffre de ce magnifique 4*4 rouge bien lustré, une petite bête nous aboie dessus, de sa douce voix aiguë. C'est Ramona, petit fox terrier toiletté de la famille, qui aime prendre place confortablement sur les genoux de mamie (elle aussi bien toilettée, avec un beau chapeau orné d'une petite fleur et du rouge à lèvres, bien rouge). En arrivant aux lagunes, Ramona risque d'attraper froid, et par-dessus tout le mal d'altitude ! Heureusement, on a pensé à tout : le petit manteau intérieur polaire, extérieur k-way (ben oui, c'est super ce truc contre la pluie), avec capuche ! Oui oui, je parle du chien, non non je n'ai pas la fièvre jaune. Sensation étrange que d'être dans le coffre de cette voiture, dont la vitre à ouverture électrique fait office de barrière entre ces deux mondes si différents. Dehors, les enfants en vieux vêtements, couverts de boue, qui s'occupent seuls d'amener les animaux au champ, et tendent la main quand on croit qu'ils nous saluent. Et dedans, Ramona chérie et sa riche famille de Riobamba.

Marielle et sa copine Ramona !...

LES LAGUNES

         Tout ça nous a tout de même permis d'arriver aux lagunes, 5 magnifiques lacs de montagne, de tailles diverses, à environ 4000 m d'altitude, entourés de sommets déchiquetés à 4700 m. Le tout sous un soleil agréable (même pas besoin de mettre la polaire, ni les gants). Aucune route ne passe, juste un minuscule village entre deux lagunes, vraiment sauvage. Et des espèces végétales variées (les lagunes sont dans le parc national Sangay). Un monsieur du village nous a dit qu'il y avait même des loups et des ours... il ne fait pas bon y rester la nuit !

LES CUBIBICS

             Voici une petite histoire sur ces lagunes, que j'ai pu découvrir lors d'une magnifique exposition à Quito, "VOCES DE LOS ANDES", je vous conseille vivement d'aller visiter le site internet (en espagnol):

http://vocesandes.blogspot.com/ 

                                       Feliciano Bejarano Remache
                            Communauté d’Ozocoche Haut., province du Chimborazo, Equateur.

(Traduction du quichua au castillan, puis du castillan au français… certaines idées risquent de passer á la trappe, ou d’être transformées involontairement)

      

      Il nous raconte que près de sa communauté, se trouvent trois magnifiques lagunes, portant les noms de Cubillin, Maktayan et Waylla Kucha, ou lagune verte. La première et la deuxième étaient connues comme étant les plus sauvages. Jadis, l’environnement géographique des lagunes était constitué de montagnes vierges, ou “aucas”, inhabitées, abandonnées. Il y pleuvait beaucoup, et les zones les plus hautes étaient couvertes de neige. A une période particulière de l’année, le mois de septembre, passaient jour et nuit  de grandes bandes de jolis oiseaux appelés cubibic, qui parait-il, venaient de la côte, bien que l’on ne sache pas avec précision leur origine ; ils arrivaient et passaient en gazouillant, harmonieux et mélodieux. Selon Feliciano, on dit que ces oiseaux appelaient les dieux ou l’esprit de la montagne, appelé Manuel Soroche (ozogochipi hatun mamapachami kan), qui, par la propagation d’un grand fracas et la luminosité d’un éclair, appelait les cubibic.

      La mama Cubillin était une belle lagune, dont on disait qu’elle était de Cuenca ; en elle se dressait un imposant arc-en-ciel, d’une hauteur d’environ un kilomètre. La gamme des couleurs, la pluie abondante, la brume, le vent, les ouragans et les fortes houles, qui se produisaient en plus forte intensité en pleine nuit dans le secteur de la mama Cubillin, provoquaient surprise et peur chez les gens. Les enfants se demandaient “Que va t’il se passer”, “Va t’il y avoir un tremblement de terre?”.

      Selon Feliciano, cela annonçait l’arrivée des cubibic, comme paiement des jeu de paris entre les montagnes (urku chunkaymanta). Ainsi les taytas, les jeunes et les enfants, connaisseurs de cet événement naturel, se rendaient très tôt le tour suivant aux lagunes, a 4 heures du matin environ, pour ramasser le maximum de cubibic qui s’étaient sacrifiés dans le lac. Cette fois ci, ils ramassèrent entre 100 et 200 oiseaux. Ce phénomène a surtout lieu dans la lagune verte, qui mesure environ un kilomètre de large, sur 8 cuadras de large.

      Feliciano explique de plus que depuis 3 années consécutives,, on célèbre des fêtes dans cet endroit des Andes, auxquelles assistent de nombreux touristes et curieux, mais maintenant, il pleut moins, et ce même phénomène ne se produit plus aussi clairement.

       On croirait une simple légende comme il en existe tant d'autres, mais il me semble que chaque année, les cubibic viennent bel et bien se sacrifier dans les lagunes d'Ozocoche... 

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LE LANGAGE DES ETOILES

Un conte quichua...         

          Le Soleil et la Lune eurent douze enfants, six filles : Taiwa, Pawak (étoile de mars et de la pluie), Shawa (étoile d'avril), Tiyaylli (étoile de mai), Warawa (étoile de septembre), Tsaiwa (étoile d'octobre) ; et six garçons : Apauki (étoile de décembre), Uniwa (étoile de janvier), Iwa (étoile de juin), Jallka (étoile de juillet), Amayami (étoile de février). - Je sais, quand on compte, il en manque !- Ils aimaient danser, chanter, discuter. Ainsi, certains le jour, d'autres la nuit, installés en demi-lune, ils discutaient avec les gens qui les entouraient. On dit que les étoiles étaient très heureuses, que leur enthousiasme et leur énergie étaient contagieuses, c'est pour cette raison que les gens chantaient en travaillant, dansaient lorsqu'ils étaient satisfaits de leur travail, discutaient pour chasser la solitude et être solidaires avec les autres. Alors les Yayas (ancêtres) décidèrent que le bonheur de l'esprit était la meilleure garantie du développement et du bien-être de la communauté.

         On dit qu'un jour Inti Tayta (le père Soleil ?) y Pura Mama (la mère Lune ?) et leurs enfants tombèrent très malades et durent rentrer ensemble chez leur père Pachakamak (le « créateur et gardien » de l'univers). Depuis ce jour, jamais ils ne sont revenus, mais leur énergie, leur allégresse, leurs chants, leurs conversations se transmettent dans chaque lumière et dans chaque scintillement d'étoile, et c'est pour cela que les ancêtres connaissent la langue des étoiles,  parlent avec elles, et savent quand il faut semer, qu'ils connaissent avec précision les jours et les mois qui passent parmi l'étroit chemin du temps.

 

Histoire traduite de « Kichwa Shutikunamanta Shimiyuk Panka » (« dictionnaire de noms quichuas »).

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MARIAGE : UN HOMME, UNE FEMME, DEUX CULTURES

  
 

Traitement de l'image, patientez...

 

Samedi 19 mai, c’était le mariage de Carmen, dont les parents habitent dans la communautés d’à côté. A plus de trente ans, elle est très active : je crois qu’elle a repris ses études, et elle travaille beaucoup sur le projet des lamas de Palacio Real. Pas très courant ici de se marier à cet âge-là, et encore moins avec un métisse de Quito, surtout quand on est indigène.

Le spectacle était étonnant. D’un côté les gens de la communauté, en habit traditionnel. De l’autre, les gens de Quito, aisés, habillés à l’occidentale.

Dans l’église, chants Kichwa. Carmen est en habit traditionnel, et Franklin son mari, en costard… puis il met un poncho.

Dehors, banda (fanfare). Quelques personnes dansent, mais surtout, ça commence à picoler… il n’est que midi. La technique est très bonne ici : pour être sûr que tu aies un coup dans le nez, on t’oblige à boire, à boire, à boire, sans manger, en plein soleil. Pour recharger les batteries avec le repas de midi, il faudra attendre 17h30, après une toute petite marche d’une heure et demi ! Quelques personnes sont chargées de servir l’alcool : elles font le tour de l’assemblée avec soit un seau de chicha et un verre commun, soit une bouteille en carton de vin (aromatisé à la pêche, à la fraise, à l’ananas… il fallait bien que je vous mette au courant, mais s’il vous plait, ne vous évanouissez pas !). Et plus la personne qui sert l’alcool est imbibée, plus elle insiste pour que tu boives !

                                        PETITE MARCHE POUR T'OUVRIR L'APÉTIT 

Bref… depuis l’église, on a marché 30min jusqu’au village où Carmen travaille, toujours avec la banda. Encore picoler, danser. Puis une heure jusqu’à Rumipamba, chez les parents de Carmen… les gens de Quito ont sûrement un peu sali leurs beaux vêtements et leurs belles chaussures, à cause de cette boue et de ces quelques bouses… en plus c’est une cour en terre chez les parents de Carmen. Mais ça ne les a pas empêché de danser avec tout le monde. Les pauvres mariés sont arrivés exténués… on ne les a pas épargné. Obligés de danser et de boire, sans une minute de répit !

  

                                 CHEZ LES PARENTS DE CARMEN

Et enfin, après avoir donné les cadeaux, on s’assoit comme on peut dans la cour, et on mange : soupe à la coriandre, légumes et brisure d’orge, dans un bol plastique. Puis moté (gros maïs explosé), macédoine de légumes, salade, porc et pommes de terre, dans une assiette plastique. Et évidemment, on te donne en même temps la traditionnelle « funda » (sac plastique), car si tu ne finis pas ton assiette, tu ramènes le tout dans ton sac. Pratique ! Surtout quand on te sert du cuy… tu le ramènes chez toi, et personne ne se doute que tu ne le mangeras pas !

On danse encore un peu. Et comme la nuit tombe et qu’on doit encore marcher 30 minutes pour rentrer, il faut y aller. Mais pour certains ce n’est que le début…


                                     UNE PETITE DAME RIGOLOTE DE RUMIPAMBA

 

 

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LE SEXE DES MONTAGNES...

              Il y a très très longtemps de cela, les montagnes, comme les êtres humains, étaient vivantes : elles parlaient, tombaient amoureuses, se disputaient.

         En ce temps-là, Chimborazo était fou amoureux de Tungurahua. 

- Elle, la plus belle de toutes les montagnes, avec la lave qui recouvre son sommet, et son collier de pierres, est la plus charmante de toutes, soupirait Chimborazo.

         Un jour, Chimborazo pris son courage à deux mains, et demanda Tungurahua en mariage.

- Marie-toi avec moi, lui demanda t-il.

         Mais à cette époque-là, Tungurahua était l'amoureuse de l'Altar, et ils s'aimaient. Malgré cela, le Chimborazo insistait, énergique et courageux :

- Marie-toi avec moi, Tungurahua ! Sois gentille, je t'aime, lui disait-il, tout en lui chantant des chansons d'amour. Mais Tungurahua l'ignorait. En plus, elle avait tout un tas d'amoureux. Elle flirtait avec Igualata, de temps en temps, elle allait se promener avec Carihuairazo son voisin.

         Quand Chimborazo se rendit compte de ses amourettes, il fut si furieux, qu'il se battit avec l'Altar. Pendant l'affrontement, Chimborazo, qui avait de longs bras, attrapa un bâton et le roua de coup, lui lança toutes les pierres qu'il pouvait trouver. C'est pour cela que l'Altar est ainsi, plein de pierres et de rivières profondes, chétif et désertique, et surtout, endolori. Peu importait à Tungurahua que toutes ces disputes entre les montagnes soient de sa faute. Parfois quand même, elle s'énervait et les envoyait tous valser.

         Il faut la connaître, Tungurahua, elle est encore très belle. Elle a toujours eu beaucoup d'amants, tout d'abord parmi les montagnes, puis parmi les hommes, qui l'admirent lorsqu'elle prend des bains de soleil.

 

Conte traduit d'un livre scolaire.

(On raconte aussi que le Carihuairazo est l'enfant de Chimborazo et de Tungurahua.)

A vous de trouver les photos des trois protagonistes de l'histoire... elles sont cachées dans le blog !  

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QUE FAIT-ON LE DIMANCHE ?

Eh bien on va au champ... pour faire paître les animaux, couper de la luzerne, travailler la terre. Ça ne change pas vraiment des autres jours.

Sympa le dimanche, non ?

 

Jenny et sa maman, sur la route des champs, un dimanche...

 

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VOLCANS DES ANDES

Quand il fait beau (ce qui n'arrive pas très souvent...), Voilà ce qu'on peut voir :

Le Chimborazo, 6310m

 

L'Altar, qui a perdu de son altitude lors d'une éruption... on pense qu'il dépassait le Chimborazo.

Ici, les volcans ont un sexe : ces deux-là sont masculins, et il se passe plein de petites histoires avec leurs homologues féminines (le Tungurahua par exemple...).

 

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VOTER !

Il y a quelques semaines, les citoyens Equatoriens ont été consultés par référendum pour savoir s'ils voulaient qu'une assemblée se réunisse afin de changer la Constitution existante. Ici, le vote est un devoir : ceux qui ne votent pas le paient par une amende !

C'est un grand jour : on se fait belle, on se recoiffe, on met ses plus beaux vêtements, ses petites chaussures à talons... pour marcher une heure sur une route terreuse (ou boueuse, selon le temps), parsemée de bouses de vaches, crottes de moutons, etc.

Et surtout, on profite de cette marche pour emmener paître ses cochons, ses lamas, ses vaches, son âne et ses moutons... en chaussures à talons s'il vous plait !

Résultat du vote : "OUI"  à 65 ou 75 %.

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LENDEMAINS DIFFICILES : REMÈDE

Si demain ou dimanche matin vous vous réveillez avec une gueule de bois, allez cueillir des orties, et faites-vous une infusion, à boire plusieurs fois dans la journée. Vous me direz si ça marche !

Ici, un bon nombre de personnes se soignent par les plantes. Rien qu'avec les enfants, on en apprend déjà pas mal. Avec les grand-mères, on en sait encore plus (seulement il faut les comprendre !).

J'ai mis en place un échange culturel, par internet, entre un groupe d'enfants du village, et la classe de CM2 de l'école publique de Portsall (Bretagne). C'est vraiment intéressant : les enfants s'envoient des mails, des photos, se posent des questions sur la manière de vivre, sur la vie quotidienne, sur l'école. Et la semaine dernière, nous sommes allés récolter quelques plantes médicinales pour les faire sécher, pour faire un herbier, et nous avons envoyé quelques remèdes qu'ils connaissaient aux enfants en France. Celui de la gueule de bois en fait partie !

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EXCURSION A SALINAS DE GUARANDA

     Pour rejoindre cette région isolée, il faut faire deux heures de voiture (en bus c'est plus long et plus compliqué...), dont la moitié sur route terreuse et défoncée, ou tu risques de percuter un mouton ou un lama à chaque virage. Malgré le confort relatif à l'arrière du pick up, le trajet est une merveille... On passe au pied du Chimborazo (donc gants et bonnets, couverture et duvet fortement conseillés !), on peut voir des troupeaux de vigognes tout près, et les paysages sont magnifiques.... C'est vrai que sans les trous dans la route ce serait encore mieux.

   Arrivés à Salinas de Guaranda, nous attend la visite de toute une floppée de micro-entreprises solidaires, qui exportent en Equateur et dans le monde entier leurs produits, selon la nature du produit. Ce village est un bel exemple de développement local. Il y a trente ans, le village était très pauvre, l'émigration et la mortalité infantile très fortes... et tout d'abord une fromagerie a été mise en place, rachetant le lait aux paysans du village à un prix raisonnable. C'est bien pour nous, parce qu'il font du gruyère, du parmesan, du gouda, mais pas de camembert ni de cantal !

   Maintenant, il y a une vingtaine de micro-entreprises, qui font vivre beaucoup de monde.

   Finalement, des visites intéressantes, une façon de penser l'entreprise qui fait réfléchir, et du bon fromage et un bonnet en laine d'alpaca, et des bonnes tisanes !

 

En fait pour tout savoir, j'ai trouvé un texte expliquant très bien la chose :

"Salinas de Guaranda, située au fond d´une paisible et magnifique vallée des Andes équatorienne, à 3550 m d´altitude, est peuplée par les aborigènes Tomabelas.

Le nom Salinas est dû à la mine de sel se trouvant en face de ce village et datant de l´époque précolombienne mais cela fait seulement 30 ans qu´elle constitue la principale source de revenus de ses habitants. En outre Salinas fait office de pionnier en matière de développement communautaire en Equateur.

En 1970 Salinas était un village oublié et marginalisé avec une mortalité infantile de 45% et un analphabétisme de 85%, sans route d´accès, sans eau courante, lumière ni téléphone. Les habitants vivaient dans des huttes de terre et de paille.

La seule source d'emploi était le difficile travail dans les mines de sel. Les membres d'une puissante famille d'origine colombienne, les Cordobez, s'étaient appropriés les mines de sel ainsi que d'immenses étendues de terres dans toute la zone. Pour pouvoir utiliser et travailler ces terres, les populations indigènes et autochtones vivaient soumis à cette famille, contraints de payer un tribut qui pouvait atteindre la moitie de la production.

Pour le contrôle et la gestion de son "hacienda", la famille Cordobez, amena avec elle des clans métissés des autres propriétés dont ils disposaient en Equateur et en Colombie. Grâce à leurs relations privilégiées avec les propriétaires terriens, ces immigrés remplacèrent peu à peu les indigènes dans la production de sel jusqu´à monopoliser cette activité. En 1970, le premier sacerdoce du Diocèse décide d'appeler un groupe de volontaires italiens afin de commencer un travail de soutien social à la zone nord de la province de Guaranda à cause de la grave situation de pauvreté qui y sévit. Les critères socio-organisationnels qui s'appliquèrent avec succès à Salinas sont le fruit de son histoire.

 C'est ainsi que naquit la première coopérative de Salinas en 1971. La famille Cordobez, bien entendu, s'y opposa vivement et voulut détruire la coopérative. Néanmoins, face à la fermeté des membres de la coopérative et des assesseurs de ' l'opération, les Cordobes durent se rendre à l´évidence.

   Le travail ancestral du sel se libérait enfin de l'esclavage. La coopérative avait remporté sa première victoire mais il restait des ennemis, plus forts à combattre: la misère et la pauvreté.

Désormais au travers de la Coopérative et grâce à sa solidarité, la population de Salinas commence à affronter avec efficacité les urgences du quotidien dues à l'absence totale de ressources.

Aujourd´hui grâce à des initiatives innovatrices et à force de patience, la population a réussi a établir un processus socio organisé avec 30 ans d'expérience et comptant 30 micro-entreprises qui ont permis de créer du travail pour la population et freiner la migration vers les villes. Ce processus est appelé par beaucoup en Equateur comme le "modèle Salesien" qui n'est donc pas sorti des livres mais bien de l'expérience quotidienne d'un village qui s'apprêtait à mourir et décida de vivre.
Ainsi, les entreprises communautaires de Salinas gérées par l´organisation Funorsal (Fundación Organización Salinas de Bolívar) approvisionnent aujourd´hui les marchés locaux mais aussi nationaux et internationaux de leur artisanat et de leurs produits agroalimentaires de grande qualité :
fromage, charcuterie, champignons, confitures, chocolat, céramiques, menuiserie ..."

Troupeau de vigognes, sur la route de Salinas

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Le lama ne sert pas qu'à être mangé et tondu...

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Vue de Salinas de Guaranda

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TRAOU AN AOD, GLE BEZAN AR FLOD

Pour faire plaisir à Guillaume.

Ce qui signifie (vous l'aviez deviné, ce n'est pas de l'español !) : "En mangeant des choses de la mer, il faut boire". Tout simplement.

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(A)TYPIQUE

   C'est courant de se ballader et de croiser un lama à l'allure fière, qui te regarde d'un air farouche, coincé entre une culotte et un pantalon qui séchent !

                                          

   Le lama, cette drôle de bête, fait partie de la famille des camélidés (ca y est vous avez trouvé ! Vous vous disiez qu'il vous faisait penser à quelque chose, ce petit lama !). Aprés l'arrivée des espagnols, il a presque disparu dans certains endroits des Andes, notamment en Equateur. Des programmes de réintroduction sont mis en place, notamment dans la province du Chimborazo. Prés d'ici, de nombreuses familles ont des lamas, ou des alpacas, ce qui a permis de mettre en place un projet de restaurant à base de viande de lama (c'est pas mal !), une filature, etc. Mais si vous êtes allés sur le site d'Ahuana, vous devez déjà savoir !

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CÔTE OUEST !

   Ca ne fait pas de mal (mis à part les moustiques), d'aller se réchauffer au soleil de la mer... D'autant plus que la côte, même dans une zone géographique réduite, est riche d'une grande variété.

   Playas, station balnéaire des Guayaquileños (habitants de Guayaquil), en est pleine à craquer le week-end, et la semaine, ce n'est plus qu'un mauvais souvenir... les quelques immeubles qui bordent la plage sont tout de même là pour qu'on n'oublie pas trop vite ! Les alentours sont vraiment sympa... je vous laisse regarder les photos. Pour info, le petit monsieur est assis sur un bateau de pêche, si, si !

 

 

                                                                      

                                              

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"TISSER DES REGARDS", EXPOSITION A RIOBAMBA

 

   Au musée de la banque centrale de Riobamba, il y a deux semaines, j'ai pu participer à l'inauguration d'une exposition très très intéressante. Pablo Sanaguano, un artiste Equatorien vivant à Riobamba (et ayant fait les beaux-arts à Quimper), a travaillé pendant quelques mois avec des indigènes des communautés (communauté signifie plus ou moins village), parfois très reculées (pour l'une d'entre elles 6 heures de cheval après avoir quitté le bus ou la voiture !).

Sur le thème général de la conservation et de la transmission des valeurs et savoirs ancestraux, les habitants des communautés ont choisi leur sujet de travail, et leur type de production artistique. Dans le musée sont ainsi exposées des photos, des objets en argile, des dessins, des peintures, des cartes faites de végétaux séchés, ou de tissu. Les groupes (mélange de tous les âges)  ont aussi écrit des contes qu'ils ont illustrés, mais ils ne sont pas exposés au musée...

   A l'inauguration, les communautés sont presque toutes venues pour présenter leurs travaux... ça faisait du monde ! Ca doit leur changer, aux gens du musée, car je crois bien qu'il est vide le reste du temps. Pourtant, l'entrée est gratuite pour les gens de la campagne... mais rien n'est fait pour les mettre au courant. Samedi  j'y suis allée avec Juliana (la « maîtresse de maison » où je vis) et son fils, elle a adoré, c'était la première fois qu'elle y allait en 35 ans, elle ne savait pas qu'il existait.

   Quelques déclarations des indigènes des communautés qui ont participé aux ateliers avec Pablo :

« ... pour donner une nouvelle idée à mes fils et filles, pour ne pas qu'ils oublient ce qu'a été notre culture, notre manière de vivre. Partager des idées par des images, exprimer des messages, pour enseigner et apprendre. »

« ...pour que vous voyez (ou « qu'ils voient ») que les indigènes, les gens de la campagne (j'espère ne pas me tromper dans la traduction !), nous ne faisons pas que nous occuper des moutons et des vaches dans les champs, mais qu'aussi nous apprenons tous les jours à propos de la Pachamama (la terre mère en Kichwa) . »

« ...pour m'encourager à dessiner ou à m'exprimer, alors qu'avant je n'ai jamais pu. Remettre à flot l'habileté, faire sortir ce qu'on a dans notre cœur sans avoir peur ni nous tromper. »

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CHARMANTE ET PLEINE DE VIE

Juliana, "Maitresse de maison".

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Y'A DES JOURS...

... Qui te restent dans l'esprit comme un très mauvais rêve. Le jour du 2ème tour des élections en fera définitivement partie.

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CHACUN SA PÊCHE

   Sur la côte, se mélangent touristes-baigneurs (Equatoriens pour la plupart), et pêcheurs. Les techniques de pêche sont diverses. Parfois sur une sorte de pirogue et à la rame, parfois dans des bateaux à moteurs un peu plus grands, ou chalutiers, ou à pied (pour les coques et les crabes). Et puis il y a celle qui ne pêche pas grand chose... quelques photos éventuellement.

   Les spécialités culinaires de la côte sont plutôt appréciables, notamment le ceviche de camarones (aux crevettes), ou l'encocado de pescado (poisson avec une sauce de noix de coco). Je vous laisse ravaler votre salive.

       

 

 

 

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LES MINES DE GLACE ET BALTHAZAR, DERNIER "HIELERO"

Début avril, une superbe rando nous a permis, en plus des paysages, des vigognes, des colibris, de l'effort à fournir, de rencontrer Baltazar. Il est le dernier à perpétuer une tradition qui va se perdre quand il n'aura plus la force de monter... Avant l'arrivée de nos congélateurs, les habitants de la province du Chimborazo avaient une bonne technique : ils montaient avec leur âne ou leur lama et leur pioche jusqu'au glacier du Chimborazo (environ 5000 m), coupaient des blocs de glace qu'ils empaquetaient dans des herbes coupées le long du chemin, les chargeaient sur leurs bêtes, et redescendaient à leur village ou à Riobamba (2800 m) pour vendre la glace. Cela permettait de conserver les aliments. On les appelle les "hieleros" (hielo signifie glace en español). Aujourd'hui, seul Baltazar, qui paraît relativement âgé, perpétue cette tradition, pour gagner une misère. On a eu la chance de le voir en haut... il nous a doublé, lui en bottes en caoutchouc et à peine essouflé, nous en super chaussures de marche, rouges de fatigue ! Après lui, il n'y a plus de relais... ses petits-fils ne seraient même pas montés une seule fois avec lui...

Un documentaire a été réalisé par Anne Farrer sur les hieleros, et sur Baltazar en particulier, et va être présenté au festival du film de montagne d'austrans: http://www.festival-autrans.com./ . Merci Emmanuelle pour l'info !

Pour se procurer le DVD, envoyer un chèque de 12 euros à Anne Farrer / 83, rue du Chemin Vert / 75011 Paris (10 euros le DVD + 2 euros de frais de port et emballage / Chèque à l'ordre de Anne Farrer). Les bénéfices de la vente de ce DVD seront versés à la communauté de Cuatro Esquinas où vit Balthazar.

                

 


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24 AVRIL : DICTONS DU JOUR...

Michèle et ses dictons :

 Quand il pleut le jour de Saint-Georges, sur cent cerises, on a quatorze

Avril a trente jours. Si trente et un il avait, personne ne s'en plaindrait !

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PAYSAGES DES ANDES

Au petit matin, vue depuis la cuisine sur le Tungurahua en éruption…

Paysages des Andes : même si certains terrains sont délaissés, ici on cultive quand même sur des pentes vertigineuses.


Une petite de la garderie de Rumipamba, communauté à 30 mn de marche, plus pauvre que celle d'ici

Lors d’une randonnée, troupeau d’alpacas et vue sur le Chimborazo (6310 m quand même !!! )

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WEEK-END EN AMAZONIE

Chez des amis de Marielle ...

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HUM LES BONS CUYS !

Four ou broche ? Ames sensibles s'abstenir

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LA SORTIE DENTIFRICE

Mars 2007 .... Une expérience "éducative"

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MES P'TITS ÉLÈVES DES COURS D'ANGLAIS

Mars 2007

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UN PEU D'HUMOUR

Mars 2007 Valentino ...

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QUILOTOA ET MINDO

C'ètait la 1ere semaine de Mars

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PETITES SCENES AUTOUR DE CUENCA

Le week-end du 18 Mars 2007

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PREMIERS JOURS A SAN FRANCISCO DE CUNUGUACHAY

Quelques impressions

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UN PEU DE NATURE

Le 9 Février 2007

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MERCI AUX ESPAGNOLS !!

Le 9 Février 2007

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RIOBAMBA ET AHUANA

Le 8 Février Prise de contact avec l'association Ahuana et son environnement

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LES TROIS DERNIERES POUR AUJOURD'HUI !!

Le 1er Février, Quito

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ENCORE DES PHOTOS ....

Le 1er Février, que ce passe-t'il le dimanche à Quito ?

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ENFIN QUELQUES PHOTOS !!!

le 1er Février, Quito

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J'AI PRIS MES P'TITES ZABITUDES !!!

Le dimanche 28 Janvier 2007

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DES PETITES NOUVELLES SUR LE VIF !

Le 21 Janvier 2007

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ARRIVEE A QUITO

Le 18 Janvier 2007

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